Initié, sous l'égide de l'Etat, par l'Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH), ce label, lancé jeudi 11 septembre, n'est pas une simple distinction. S'appliquant à tous les domaines de la diversité (origine, âge, handicap, orientations sexuelles, opinions politiques, religieuses, syndicales...), il se veut un cadre d'action.
Les entreprises candidates devront ainsi se soumettre à un cahier des charges, sorte de guide de bonnes pratiques. Sur cette base, elles seront auditées par l'Afnor-Certification. Cet audit portera sur la communication, la formation, le processus de recrutement, l'évolution professionnelle, mais aussi l'implication des partenaires sociaux, les relations avec les territoires ou encore l'évaluation des actions. Le label sera ensuite accordé ou non, pour trois ans, par une commission composée de représentants de l'Etat, de l'ANDRH, du patronat, des syndicats et d'experts... »
« ...Ce label, insiste Pascal Bernard, instigateur de l'idée et président de la commission diversité à l'ANDRH, est accessible à toutes les entreprises (grandes, petites, publiques, privées, associations...), les exigences du cahier des charges étant adaptable à la taille et à la nature de chacune...» Le coût de la démarche sera également proportionnel à cette taille puisqu'il en coûtera quelques centaines d'euros au PME et quelques milliers d'euros pour les grands groupes.
« ...Reste la question de l'évaluation des résultats. "Mesurer les progrès sur tous les champs, y compris sur celui de la diversité des origines, est indispensable", relève M. Bernard qui, face à la polémique que suscite cette question, appelle à une réflexion ouverte et dépassionnée avec tous les intéressés (syndicats, patronat, experts, élus) pour trouver "rapidement" une solution concertée. ... »