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12/09/2008 | Actualités

75% des DRH français estiment que les candidats trichent aux tests de recrutement

Ils sont néanmoins bien moins suspicieux que leurs homologues étrangers. Alors que le coût du recrutement est évalué en moyenne de 3 à 6 mois de salaire du futur recruté, il est primordial de s'assurer des meilleures garanties de réussite de cette phase cruciale du développement du capital humain de l'entreprise.


Suite à l’enquête Internationale de SHL Verify™ menée courant 2006 en Angleterre, aux Etats-Unis et en Asie auprès de plusieurs centaines de personnes et relative à l'utilisation de tests en ligne et au comportement des candidats, leur filiale française, a effectué un échantillonnage afin de vérifier que les résultats à l'international s'appliquaient également à la France.
 
En comparant ces deux études, quelques tendances semblent émerger.

Les DRH français moins suspicieux que leurs homologues étrangers

En France, seuls 75% des DRH estiment que les candidats mentent délibérément aux entreprises sur leur niveau de formation ou leurs compétences. Alors qu’aux Etats-Unis 95% des Directeurs des Ressources Humaines reconnaissaient que les candidats pourraient tromper délibérément l’entreprise ou exagérer leurs compétences lors de leurs entretiens d’embauche. De même, 90% des DRH belges ont la même opinion.
 
De plus, seuls 61% des DRH français estiment qu’il est possible de frauder à un test d’aptitude en ligne alors qu’ils sont 70% à le penser aux Etats-Unis jusqu’à 80% en Angleterre.

Les DRH français plus attachés au contact humain

Tandis qu’en Asie, tout comme en Angleterre, le coût et la sécurité des tests apparaissent comme les principaux freins à l’utilisation des tests en ligne, les français regrettent le manque d’interaction avec les candidats qui en résulte.

La double vérification des informations pour en valider la véracité : une solution unanime

De façon générale, les études révèlent un réel besoin de valider l’efficacité du recrutement. Ainsi, la solution qui semble la plus efficace est de faire passer le test une deuxième fois au candidat pour comparer les réponses, ou de poser des questions différentes évaluant les même compétences afin d’en valider la cohérence. En effet, 61% des DRH français refont faire le test une deuxième fois et 57% d’entre eux soumettent le candidats à des questions différentes.
 
Si une partie des responsables des ressources humaines estiment que les tests en ligne peuvent être source de tricherie, il apparaît clairement qu’il en est de même pour les méthodes de recrutement plus classiques. Il convient donc d’utiliser les tests en ligne comme des outils complémentaire à un recrutement réussi.
 
D’ailleurs sur l’échantillon des responsables RH français interrogés, ils sont 86% à reconnaître que l’avenir des tests d’évaluation objectifs se trouve «en ligne».
 
S'ils ont raison, il est primordial que recruteurs comme candidats valident ensemble l'outil d'évaluation pour éviter toute suspicion et perte de temps. Ce serait là un prémice aux changements de mentalités,  nécessaires pour que le recrutement soit un échange d'informations et non un "examen de passage" pour entrer dans l'entreprise.

 

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